L’angoisse : une alarme interne qui se dérègle

La bipolarité est l’un des troubles de l’humeur les plus complexes, les plus méconnus et les plus entourés de préjugés.

Beaucoup imaginent simplement une alternance d’humeur instable, de joie et de tristesse, alors qu’il s’agit d’un déséquilibre neurobiologique profond qui touche l’énergie, la motivation, le sommeil, l’impulsivité, la concentration, la perception de soi et la relation aux autres.

Les personnes vivant avec une bipolarité ne sont pas “trop sensibles” ou “instables”. Elles vivent des intensités émotionnelles que la plupart des individus ne connaîtront jamais, et doivent composer quotidiennement avec des fluctuations internes difficiles à anticiper.

Les phases dépressives : la chute intérieure

La phase dépressive du trouble bipolaire ressemble souvent à une dépression classique, mais son intensité peut être plus brutale et profonde.
On y retrouve :

  • fatigue extrême,

  • perte d’intérêt,

  • ralentissement psychomoteur,

  • pensées négatives,

  • hypersensibilité émotionnelle,

  • anxiété,

  • troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie),

  • sentiment de vide ou de dévalorisation.

Cette période peut être invalidante. Le cerveau produit moins de dopamine et de sérotonine, ce qui entraîne une baisse d’énergie et une vision déformée de soi. Pour l’entourage, ces moments sont difficiles à comprendre : la personne se referme, se retire, s’isole.

Les phases maniaques ou hypomaniaques : l’excès d’énergie qui déborde

La phase maniaque — ou hypomaniaque, lorsqu’elle est plus légère — est l’autre versant du trouble bipolaire. Elle peut être fascinante pour l’extérieur mais épuisante pour la personne qui la vit.
On observe souvent :

  • énergie débordante,

  • besoin de sommeil très réduit,

  • idées rapides, pensées en cascade,

  • hyperactivité ou impulsivité,

  • projets multiples en même temps,

  • dépenses excessives,

  • sensation de toute-puissance,

  • diminution du sens du danger,

  • irritabilité ou agitation.

La phase maniaque peut mener à des conduites à risque : achats compulsifs, comportements sexuels impulsifs, prises de décisions inconsidérées. Le cerveau fonctionne alors en sur-régime, noyé dans les neurotransmetteurs.

Alternance des phases : le véritable défi

Ce qui rend les troubles bipolaires difficiles, ce n’est pas seulement chaque phase en elle-même, mais le cycle :

  • montée d’énergie → agitation → instabilité

  • retombée brutale → dépression → épuisement

Ce cycle est épuisant psychologiquement, physiquement et émotionnellement.
Il peut même provoquer une perte d’estime de soi : « Pourquoi je ne suis pas stable ? Pourquoi je fatigue autant ? Pourquoi je ne contrôle pas mon humeur ? »

Ce qui rend les troubles bipolaires difficiles, ce n’est pas seulement chaque phase en elle-même, mais le cycle :

  • montée d’énergie → agitation → instabilité

  • retombée brutale → dépression → épuisement

Ce cycle est épuisant psychologiquement, physiquement et émotionnellement.
Il peut même provoquer une perte d’estime de soi : « Pourquoi je ne suis pas stable ? Pourquoi je fatigue autant ? Pourquoi je ne contrôle pas mon humeur ? »

L’angoisse n’est pas une folie :

c’est une alarme ancienne, un message oublié qui revient frapper à la porte du présent. Lorsqu’on apprend à l’entendre, elle cesse d’effrayer et devient une boussole qui montre ce qui doit enfin être libéré.

Les causes : un mélange complexe

La bipolarité n’a jamais une seule cause. Elle provient d’un ensemble de facteurs :

  • génétiques,

  • neurobiologiques,

  • environnementaux,

  • psychologiques,

  • traumatiques,

  • perturbations du rythme veille-sommeil,

  • stress chronique.

Le cerveau bipolaire est hypersensible aux variations : manque de sommeil, alcool, conflit, surcharge de travail, changement de saison peuvent déclencher une crise.

Ce n’est pas une question de volonté.
C’est une question de neurochimie.

Je vais bien, tout va bien — Le livre qui donne des réponses et apaise

À travers des explications claires et des techniques éprouvées, je vous guide pas à pas pour :

  • Comprendre les mécanismes du stress et des angoisses
  • Identifier les sources de vos tensions et blocages
  • Mettre en place des stratégies efficaces pour surmonter les crises d’angoisse
  • Intégrer des habitudes positives pour une vie équilibrée et épanouie

 

Ce dont les personnes bipolaires ont réellement besoin

✔ 1. Une stabilité quotidienne

Le sommeil est un pilier essentiel :
se coucher à la même heure, éviter les nuits courtes, protéger son cycle circadien.
Un simple décalage peut provoquer une hypomanie.

✔ 2. Une médication adaptée

Les stabilisateurs de l’humeur, prescrits par un psychiatre, permettent de réguler les fluctuations. Ils aident à prévenir les crises maniaques et les phases dépressives.

✔ 3. Une psychothérapie orientée compréhension

TCC, ACT, psychoéducation, thérapie de soutien…
L’objectif est de :

  • reconnaître les signaux d’alerte,

  • comprendre ses déclencheurs,

  • apprendre à réguler l’humeur,

  • stabiliser le rythme de vie.

La psychoéducation est déterminante : comprendre son trouble réduit la honte et augmente l’efficacité du traitement.

✔ 4. Un entourage bienveillant et formé

Les proches jouent un rôle essentiel.
Ils doivent pouvoir :

  • repérer les signes de crise,

  • éviter les commentaires invalidants,

  • rappeler la routine,

  • offrir une présence calme.

La bipolarité n’est pas contagieuse, mais sa souffrance émotionnelle peut imprégner l’environnement. D’où l’importance du soutien et de la patience.

✔ 5. Une acceptation identitaire

La bipolarité fait partie de la personne, mais ne la définit pas.
L’accepter ne veut pas dire se résigner : cela signifie apprendre à vivre avec son fonctionnement, à se connaître, à anticiper, à se respecter.


✨ Une vie possible, profonde et riche

Une personne bipolaire stabilisée peut mener une vie :

  • pleine,

  • créative,

  • professionnelle,

  • relationnelle,

  • passionnée.

Beaucoup d’artistes, écrivains, créateurs, chercheurs ont vécu avec des troubles bipolaires — parce qu’il existe dans cette sensibilité une intensité unique, une profondeur émotionnelle, une capacité d’expression hors norme.

La clé n’est pas de supprimer cette sensibilité, mais de l’apprivoiser pour qu’elle devienne une force plutôt qu’une souffrance.

Comprendre la bipolarité, c’est ouvrir la porte à une vie possible, stable, authentique… où l’on cesse enfin de se juger pour commencer à se connaître.

Suis la lumière

Pour accompagner cet article, je partage ma chanson “Suis la lumière”, un titre qui plonge au coeur de ce qui nous fait souffrir au quotidien  et qu’il existe toujours un espoir : 

Dans le noir de la nuit

Là où tout est gris

Quand tout semble sans envie

Il y a cette petite flamme

Celle qui brûle au fond de son âme

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Claire Martin est psychanayste, spécialisée en thérapie comportementales et cognitives et. la thérapie ACT ( Thérapie d’acceptation et d’engagement) et de l’association des psychanalystes Européens, propose des consultations à distance sur mesure.

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Forte de son expérience des troubles anxieux, elle allie les outils des TCC, ACT de l’hypnose, de l’écoute active et bienveillante pour vous accompagner efficacement vers la liberté intérieure et le bien-être réel et durable.

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Claire Martin – Psychanalyste spécialisée en Thérapie comportementale et cognitive, et thérapie d’acceptation et d’engagement 

Mon expertise

Je suis spécialisée dans une approche intégrative, alliant :

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  • hypnose,

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  • décodage des schémas et mémoires émotionnelles.